Etats-Unis : un rapport gouvernemental s’inquiète du réchauffement climatique

Les dernières décennies ont été les plus chaudes depuis 1.500 ans. Un rapport préliminaire du gouvernement fédéral américain, dont se fait l’écho le “New York Times”,  tire la sonnette d’alarme sur les conséquences du  réchauffement climatique aux Etats-Unis et s’alarme d’une augmentation rapide et spectaculaire des températures moyennes.

“Les Américains ressentent dès à présent les effets du changement climatique”, souligne ce rapport rédigé par 13 agences mais qui n’a pas été rendu public ni approuvé par l’administration Trump.

“Les preuves abondent”

“Les preuves du réchauffement climatique abondent, depuis l’atmosphère jusqu’au plus profond des océans”, développe le rapport, qui prend le contre-pied de la position du président américain, qui avait déclaré durant la campagne que le réchauffement climatique était une “invention de la Chine”.

Le rapport se base sur les contributions de “dizaines de milliers de scientifiques”, comme le note le quotidien américain. Ce projet de rapport, qui fait partie de l’évaluation nationale sur le climat aux Etats-Unis, est fait tous les quatre ans. Il a été signé par l’Académie nationale des sciences.

Multiplication des phénomènes climatiques

Les auteurs du rapport soulignent que si rien n’est fait, l’élévation des températures pourrait atteindre 2°C d’ici à la fin du siècle, bien au-delà du  cadre défini par l’accord de Paris , qui prévoit 1,5°C.

Certaines régions, comme l’ouest et le sud-est américains, connaissent des épisodes de sécheresse, alors que d’autres, comme les plaines du sud, subissent des précipitations sans précédent, selon le rapport. 

Retrait de l’accord de Paris

“C’est une situation stressante”, déclare Michael Oppenheimer, professeur de géophysique à l’université de Princeton, interrogé par le “New York Times”.

La publication de ce rapport intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière leur intention de se  retirer de l’accord de Paris sur le climat . Le département d’Etat américain a toutefois affirmé que le pays continuerait à participer aux négociations internationales.